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 LA MORTIFICATION

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assunta
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MessageSujet: LA MORTIFICATION   Jeu 4 Aoû - 9:11

Saint Bernard, dans la vie de saint Malachie, raconte qu’il vit un jour sa sœur trépassée depuis quelque temps. Elle faisait son Purgatoire au cimetière. A cause de ses vanités, des soins qu’elle avait eus de sa chevelure et de son corps, elle avait été condamnée à habiter la propre fosse où elle avait été ensevelie et à assister à la dissolution de son cadavre. Le saint offrit pour elle le sacrifice de la messe pendant trente jours. Ce terme expiré, il revit de nouveau sa sœur. Cette fois, elle avait été condamnée à achever son Purgatoire à la porte de l’Église, sans doute à cause de ses irrévérences dans le lieu saint, peut-être parce qu’elle avait détourné les fidèles de l’attention des mystères sacrés, pour attirer sur elle la considération et les regards. Elle était profondément triste, voilée de deuil, dans une angoisse extrême. Le saint célébra de nouveau le sacrifice pour elle durant trente jours, et une dernière fois elle lui apparut dans le sanctuaire, le front serein, rayonnante, vêtue d’une robe blanche. L’évêque connut à ce signe que sa sœur avait obtenu sa délivrance.

Ce récit constate la coutume universellement en vigueur dès les premiers âges de l’Église, de prier pour les morts durant l’espace de trente jours. En ce point, le christianisme n’avait fait que suivre la tradition mosaïque. “ Mes enfants ”, disait à ses fils le patriarche Jacob à son lit de mort, “ ensevelissez-moi dans la caverne de Mambré, qui est dans la terre de Chanaan ”, et les petits-fils d’lsaac pleurèrent leur père durant trente jours. A la mort du grand prêtre Aaron et de son frère Moïse, le peuple renouvela ce deuil de trente jours. Et la pieuse coutume de prier pour les défunts tout un mois devint bientôt une loi de la nation choisie. Saint Pierre, prince des Apôtres, au dire de saint Clément, aimait à faire prier pour le soulagement des morts, et saint Denys l’Aréopagite nous décrit en termes magnifiques avec quelle majesté les fidèles célébraient les funérailles. Dès les premiers siècles, l’Église, en mémoire des trente jours de deuil observés dans la loi mosaïque, encouragea les prières pendant un mois, après la mort des fidèles.

Le Livre des Morts tibétain indique comment il est possible aux vivants de conduire les âmes errantes vers le bon port. Dans cette tradition, on explique leur lien avec notre monde par une présence exceptionnelle sur terre, au-delà de la mort du corps physique, de ce qu’ils appellent le corps astral. De cette manière, il leur est facile d’expliquer les manifestations des revenants.

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La Révélation d'Arès le rappelle aussi :
E/33/32
S’il n’a pas fait pénitence quand il était temps les prières des vivants sont vaines pour celui qui a passé la porte des ténèbres, mais s’ils se mortifient quarante jours, et si le pécheur qu’ils pleurent n’a pas atteint le comble de l’abomination, pour salaire de leur piété un ange porteur de luminaire le visitera dans les ténèbres pour éclairer et tiédir son spectre malheureux.

E/33/33
Qui sait qui est dans Mon Lieu et qui est jeté dans les ténèbres glacées ? C’est pourquoi on se mortifiera pour les repentants comme pour les pécheurs publics.


Annotation E/32à33 : Même pour celui qui échappe aux ténèbres la période qui suit la mort est généralement pénible avant que son âme commence sa montée, parce que la vie sans la chair est une anomalie brutale et déchirante causée par le péché. Dans la plupart des cas, le désarroi et la peine du désincarné sont immenses, il lui faut s'habituer à son nouvel état. Pour lui faciliter le passage, le Père recommande la mortification aux vivants qui le pleurent, parce que les vivants qui ont la chair sont plus forts que celui qui vient de la perdre. Que les vivants s'imposent un effort particulier pendant quarante jours ! Il s'agit d'une durée nominale ; quelle que soit la durée de la mortification, que chacun détermine à sa mesure, elle doit être significative d'un effort important. La meilleure mortification, il va sans dire, est l'intensification de la pénitence : Parole de Dieu mieux accomplie, apostolat plus actif, lutte plus vigoureuse contre le péché. L'effort de charité est également recommandé. Au pis-aller la mortification peut se faire par la privation (de nourriture, de plaisir, de bien-être, etc.), quoique la privation — comme le dolorisme, l'ascétisme, etc. — ne soit pas en elle-même un acte de pénitence et de vertu ; la privation n'élève l'homme que s'il se prive de quelque chose qui, d'ordinaire, dévalorise ou ralentit sa pénitence. Pas d'intentions gratuites, toujours l'effort réel.
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Fantaghiro
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MessageSujet: Re: LA MORTIFICATION   Mer 31 Aoû - 15:47

Merci pour ces informations.

C'est très intéressant à lire.
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LA MORTIFICATION
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